dimanche 11 janvier 2015

Island Chrismas



Cela peut sembler étrange une fin d'année sans neige, ni dindon, ni boules en plastique...
et pourtant...










en pays magique, où les tortues et les étoiles se répondent dans le murmure de la nuit...






c'est pas mal aussi...!


samedi 10 janvier 2015

Happy Pango surfing



If you teach people from the "happiest nation of the world" how to surf, you will get "happy surfers".
Cela semble évident... mais cela ne l'est pas en fait!




D'abord parceque tous les ni vanuatus ne sont pas tournés vers la mer... beaucoup d'entre eux ne savent pas nager. Ensuite parceque cela suppose une véritable évolution.
Lorsque les jeunes de pango se sont mis au surf, les gens du village n'étaient pas contents, car cela était vu comme un "sport du diable" et le retour à la maison se passait mal...




Puis les efforts de ces jeunes ont fini par payer, puisqu'ils ont gagné plusieurs fois la melanesian cup! Avec très peu de moyens, on l'imagine. Pour un pays où aucun black ne mettait les pieds sur une planche il y a encore très peu de temps, c'est pas mal du tout!


La rencontre entre le village traditionnel mélanésien et le monde moderne ne se montre pas toujours fructueux, mais dans ce cas là, c'est tout le contraire, et c'est suffisamment rare pour être souligné.  Ils progressent, voyagent, travaillent mieux à l'école....Voilà du développement positif!
Well done mister Ben Johnson!
On leur souhaite beaucoup de belles victoires à venir!



jeudi 8 janvier 2015

Tropical rainy days


On pense aux tropiques, et on imagine l'eau turquoise.
Mais parfois voilà, il pleut.

Beaucoup.
Longtemps.




Et là toute la douceur du Pacifique s'installe, s'étale, et emplit l'espace, vous avec...



Alors on peut fermer les yeux, respirer la forêt tropicale, en écoutant le bruit des vagues au loin.
Le temps n'existe plus.
Il se dilue dans le ciel et la mer, tout se délave comme dans un rêve.




Il me semble n'être jamais partie de ces îles.
Leur musique est là, ancrée.






Happy 2015.

mardi 6 janvier 2015

à Pélé






on s'endort n'importe quand sur la natte
on reste face à la mer sous les arbres, à écouter le vent
on met sa robe de mission à fleurs 
on râpe la coco et le manioc, ça dure longtemps







on se lève à 4h avec les poules le matin
mais on croit que les poules sont à 3h dans son lit
on se promène pieds nus sur les chemins
on mange le navarin du cocotier qui grandit

on regarde les roussettes velues la haut
on lance les pierres volcaniques, ça flotte dans l'eau
on va pêcher et c'est le paradis
on ne mange plus les tortues c'est pas poli

on se jette tout habillé dans la mer quand on en a envie, 
on va à la source aussi





on chante comme un crooner à la messe, on fait des vœux
on tient son cochon en laisse pour qu'il nage un peu

et on se croit seul au monde...



...

"emi olsem long iland"
"emi olsem nomo"




à la famille Alfred...merci merci merci!




vendredi 14 novembre 2014

Mise à nu

Ren Hang

Il y a foule à Paris photo, comme prévu. Mais je n'y prends pas pas garde, je suis déjà dans un état second, presque sans jambes et sans bras, je ne suis plus qu'un regard qui se faufile et s'attarde là où l'émotion le tient.



Et sans conteste, cette session parle, entre autres, de nu. Pourtant cela m'exaspère souvent de voir que la nudité gratuite s'exhibe, mais ici il s'agit d'autre chose.

Les 2 découvertes de ce jour explorent le sujet, chacune à sa façon.

Le jeune chinois Ren Hang me fait l'effet d'une bombe, par ce que cela signifie dans son pays d'exposer les corps ainsi, d’évoquer la sexualité sans tabou, de représenter la société de la sorte, mais aussi par la sensibilité avec laquelle il cadre, géométrise et associe ses sujets. Il a ce que j'aime chez les photographes japonais, avec un coté contemporain puissant, qui rejoindrait  une Viviane Sassen désinhibée...et chinoise!

Ren Hang

Une photo prise en 1970 par un parfait inconnu à mes yeux m’arrête, et il s'avère que toute son  œuvre est dans la même veine, décalée, présentant des scénettes comme des fables photographiques pleines d'humour. J'ai cru que c´était une femme tchèque, d'abord, ne me demandez pas pourquoi, mais il s'agit d'un artiste américain né dans les années 40, Leslie Krims.

Leslie Krims


Leslie Krims



Bien sur les japonais sont là,  toujours fantastiques.

Akira Sato



Trent Park

Cela évoque le ballet où se répondent l'homme et l'animal, crée par Bartabas et Ko Murobushi, explorant la part sombre de l'humanité avec une troublante beauté.

samedi 18 octobre 2014

Manplace

Ce soir je suis dans la maison où j'ai passé mes premiers jours.
Seule.
Elle est grande, il fait nuit, mais je m'y sens bien. C'est ce qu'on doit appeler "Manplace" dans les iles, un homme d'un endroit. Il me semble donc que mon corps reconnait cet endroit, et s'y plait. Malgré des circonstances tristes, puisque ma grand mère chérie nous a quittés il y a peu, je regarde les étoiles avec bonheur et je me love dans ces racines qui sont les miennes.
Merci mamie.
Mc Ginley
Bonne nuit...

vendredi 12 septembre 2014

Eveil

Il semble que ce soit toujours avec une certaine émotion que je doive me rendre aux rencontres d' Arles. Et là s'accomplit une sorte d'accalmie, dans la contemplation du monde à travers le regard d'autres. Une autre forme de frémissement survient alors. Plus distancié, quelque part comme hors de moi, entre les êtres et les choses, le temps suspendu, un frémissement qui dit la beauté entre les lignes, et qui à lui seul est une raison d’être là, encore.


Chema Madoz




Cyril Jazbec, jeune slovène, va à la rencontre d'un peuple du groenland, et montre un des derniers vieux chasseurs vivant de façon traditionnelle. Comme toutes les histoires de poissons, et de vieilles personnes, j'y suis sensible.




Kechun Zhang, parcourt le fleuve jaune, et nous offre un moment de poésie en dehors du tumulte de la vie trépidante chinoise.




Travail particulièrement construit et intéressant: Patrick Willocq met en scène la vie de jeunes wallé à partir de chansons de ces congolaises, isolées pendant la période d'allaitement de leur enfant. Le résultat semble une image naive, comme une carte postale colorée, mais elle reflète une réalité exprimée ici à travers les femmes elles mêmes.


     
  
La collection Walter présente différentes approches de séries objectives, rassemblant des œuvres aussi diverses que singulières, certaines fondatrices du principe, comme les bâtiments des allemands Bernd et Hilla Becher ou les portraits d'August Sanders. Parmi elles, l'art enseigné par les plantes de Karl Blossfeld, ou l'inoubliable et révolté Zhang Huan.






Après la contemplation, l'éveil; et ces images nous invitent à regarder vraiment, encore, et à ne pas sombrer dans la passivité.




mardi 13 mai 2014

Stambouliote


A Istambul, d'abord, nous avons rencontré le belge.
Et en rentrant, mangé une fraise, mûre, sur notre micro jardin suspendu de parisiens.


A Istambul, nous avons fumé la chicha, avec mon amie bretonne et mon amis slovène.
Et en rentrant, respiré l'air presque frais d'après la pluie et le vent.
A Istambul nous avons découvert la mosquée bleue, mangé des poissons frits avec les vieux turcs devant la corne d'or, vu des chats, bu du raki, dansé avec des inconnus, regardé des vidéos féministes, mis des sacs plastiques pour ne pas mouiller nos chaussettes, trouvé des parapluies, perdu des parapluies, puis trouvé d'autres, bu du raki, écouté l'appel à la prière devant le Bosphore, mangé dans un restaurant très nul, et aussi dans un très bon, vu d'autres chats, monté des petites rues étroites, pris le bateau sous la pluie, et vu beaucoup d'autres chats.


Et en rentrant j'ai fermé les yeux, et écouté l'appel a la prière monter...et se refléter quelque part entre le Bosphore et la Seine.